LES FILIERES
En 2011, en Dordogne, 579 kg de déchets ont été produits en moyenne par habitant. La répartition est la suivante:
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Source : Observatoire départemental des déchets Dordogne du SMD3 - 2012
NB: la population de référence pour calculer ce ratio comprend la population des adhérents du SMD3 ainsi que les apports en déchèteries.
Le SMD3 a pour objectif d’assurer un recyclage optimal de ces déchets dans le cadre de sa politique de prévention et de valorisation. Cette tendance devrait aller en s’amplifiant avec le développement de l’éco-citoyenneté.
Taux de valorisation des déchets
2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
38,3% | 39,2% | 38,6% | 41,8% | 42,1% | 44,1% | 44,3% | 45% | 45,7% |
La collecte et le traitement de déchets s'organisent par filière. Dans le but de mutualiser les coûts et les moyens, des filières plus spécifiques ont été créées depuis quelques années.
Filières générales
Les déchets ménagers résiduels
Les déchets ménagers résiduels (sacs noirs) sont constitués des déchets restants à l'issue de toutes les opérations de tri, recyclage et valorisation. Ils sont appelés « déchets ultimes » et sont destinés à être enfouis.

Comment sont-ils collectés ?
Les déchets ménagers résiduels sont collectés en porte à porte ou en point de regroupement sur l'ensemble du département. Cette collecte est effectuée par les groupements de communes : SMCTOM, communautés de communes, Communauté d'Agglomération Périgourdine ou par les communes.
Après la collecte, les bennes à ordures ménagères (BOM) vident leur chargement directement dans une installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND) pour les collectivités qui se trouvent à proximité d'un de ces sites. En revanche, pour les autres, les déchets résiduels sont regroupés dans des centres de transfert pour être ensuite acheminés vers les installations de stockage au moyen de dispositifs de plus grande capacité (caissons à compaction, semis à fond mouvant ...).
Procédure d'un centre de transfert :
- Pesée de la benne de collecte en entrée
- Déversement gravitaire
- Compactage des déchets dans des semi-remorques ou des caissons hermétiques adaptés au transport par la route
- Pesée des véhicules en sortie de site
- Transmission des données de pesée par modem (entrées/sorties) à l'Observatoire Départemental des Déchets.
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Déversement gravitaire | Compactage dans la semi-remorque ou caissons à compacteurs | Pont bascule (pesée entrée + sortie) |
Comment sont-ils traités ?
Pour traiter les déchets ultimes, plusieurs techniques sont disponibles dont les plus utilisées sont l'enfouissement, avec ou sans prétraitement et la valorisation énergétique (incinération).
En Dordogne, le traitement actuel repose sur l'enfouissement.
Le département de la Dordogne dispose de deux installations de Stockage de Déchets non dangeureux (ISDND) :
- L'ISDND de Saint Laurent des Hommes , appartenant au SMD3 et géré en régie ;
- L'ISDND de Milhac d'Auberoche , appartenant à la société SITA SUD OUEST.
Ces deux installations ont été certifiées ISO 14001 en 2006.
Répartition des flux de déchets résiduels sur les deux ISDND.

Quelques chiffres :
En Dordogne, le poids des déchets résiduels non valorisables par habitant est de 269 kg en 2010*.
(*ce ratio prend en compte uniquement les sacs noirs et n'intègre pas les encombrants et les refus de tri).
Ce tonnage de déchets résiduels enfouis ne cesse de diminuer depuis 2006. Il atteint -1,2% en 2010 par rapport à 2009.
2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 |
113 063 | 111 677 | 108 925 | 105 443 | 104 160 |
La baisse de la production de déchets est la conséquence:
- de l'augmentation de la valorisation en déchèterie,
- de l'augmentation du tri des déchets recyclables,
- de l'efficacité de la politique de sensibilisation du SMD3 et de ses adhérents,
- d'une prise de conscience plus générale.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Les encombrants
Depuis le 1er juin 2005, le SMD3 prend en charge, pour ses adhérents qui le souhaitent, le traitement des encombrants des déchèteries.
Comment sont-ils collectés ?
La collecte de ces déchets en Dordogne s'effectue en porte à porte sur certaines communes ou en déchèterie.
Comment sont-ils traités ?
Ils sont dirigés vers les ISDND (Installation de stockage des déchets non dangereux) de Saint Laurent des Hommes et de Milhac d'Auberoche, où ils sont enfouis.
Quelques chiffres
En 2010, 18 677 tonnes d'encombrants ont été accueillies dans les déchèteries de la Dordogne.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Les déchets propres et secs
Les déchets propres et secs sont les déchets issus du tri sélectif effectué par les ménages. C'est le contenu du sac jaune (emballages en plastique, en aluminium, en carton...) auquel s'ajoute les papiers et cartons.


Comment sont-ils collectés ?
- Utilisation des sacs jaunes (collecte en porte à porte ou bornes d'apport volontaire) ;
- dépôt en déchèterie (cartons volumineux par exemple) ;
- dépôt dans des conteneurs bleus dans certains secteurs (papiers, journaux, cartons).
Afin d'optimiser le transport, ces déchets sont regroupés sur des aires de regroupement équipant chaque secteur du département. Ces déchets sont ensuite rechargés dans des bennes qui sont acheminées par camion vers les centres de tri (situation des centres de tri et des points de regroupement sur la carte ci-dessous).


Procédure d'une aire d'accueil des déchets propres et secs :
- Pesée de la benne de collecte en entrée
- Déversement gravitaire ou sur la dalle
- Contrôle visuel de la qualité et affinage si nécessaire
- Rechargement dans des bennes couvertes de 30m3
- Pesée de ces bennes en sortie de site
- Transmission des données de pesée par modem (entrées/sorties) à l'Observatoire Départemental des Déchets.
Situation des centres de tri et des centres de transfert dans le département

Comment sont-ils traités ?
Une fois acheminés au centre de tri, les déchets propres et secs sont séparés par matériaux, puis conditionnés (fonctionnement d'un centre de tri). Ils peuvent alors servir comme nouvelle matière première pour les industries de recyclage, on les appelle « les matières premières secondaires ».



Quelques chiffres
15 385 tonnes de déchets propres et secs (DPS) ont été accueillies dans les deux centres de tri de la Dordogne en 2010, soit le poids d'environ 1.5 Tour Eiffel.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
En quoi sont-ils recyclés ?
Flaconnages en plastique transparent (bouteille d'eau...) è | Vêtements polaires, tapis, bouteilles... |
Flaconnages en plastique opaque (flacon de shampooing...) è | Arrosoirs, tuyaux, flacons ménagers... |
Briques alimentaires (brique de lait...) è | Papier peint, essuie-tout... |
Journaux, magazines, autres papiers è | Papier journal, papier hygiénique... |
Cartonnettes et cartons è | Cartons divers |
Emballages en acier (boîtes de conserve...) è | Boîtes de conserve, aérosols, caddies de supermarché... |
Emballages en aluminium (cannettes...) è | Cadre de vélo, semelle fer à repasser, ustensiles culinaires, jantes de voiture... |
Sacs jaunes è | Sacs et sacs poubelle |



Les déchets verts
Les déchets verts sont issus de l'entretien des jardins publics, des espaces verts et des jardins des particuliers. Ils sont constitués de feuilles mortes, de déchets d'élagage, de tontes de gazon et de taille des arbres.
Comment sont-ils collectés ?
Les déchets verts sont collectés en Dordogne en porte-à-porte et dans les déchèteries.

Comment sont-ils traités ?
Pour assurer la valorisation des déchets végétaux, le département de la Dordogne est équipé de sept plates-formes de stockage/broyage de proximité et d'une plate-forme de compostage (situation des sites indiquée sur la carte ci-contre). Ces installations accueillent les déchets végétaux dans l'attente d'un broyage à l'aide d'un matériel mobile.
La valorisation des déchets verts
Ces déchets végétaux broyés sont utilisés pour :
- le compostage sur la plate-forme de compostage de Marcillac Saint Quentin
- le compostage en bout de champs sur les parcelles d'agriculteurs locaux,
- la réhabilitation de décharges par revégétalisation,
- le co-compostage avec les boues de station d'épuration.
1. Le compostage sur la plate-forme de Marcillac-Saint-Quentin
Les déchets verts recueillis sont regroupés sur la plate-forme, puis broyés à l'aide d'un broyeur mobile. Ils sont ensuite mis en andains (20 mètres de long sur 3 mètres de hauteur) pour entamer le processus de fermentation.

La fermentation dure entre 4 à 5 mois. On aère le compost, cela permet la maîtrise de l'humidité et l'oxygénation pour une meilleure activité microbienne.

Une fois arrivé à maturation (apparition de l'humus, diminution de l'activité microbienne), une dernière étape consiste à séparer la fraction fine (compost) de la fraction grossière : c'est le criblage.

Tout lot de compost arrivé à maturité (au bout de 6 à 8 mois environ) est distribué gratuitement à la population, plusieurs fois par an, sur les sites de Marcillac et la Rampinsolle.

Distribution de compost à Marcillac en juin 2007.
2. Le compostage en bout de champs
Les déchets végétaux broyés issus des plates-formes de stockage/broyage sont évacués par la Fédération Départementale des CUMA au moyen de tracteurs équipés de bennes ou de remorques. Ils sont ensuite acheminés vers les champs situés à une distance maximale de 15 kilomètres des plates-formes de stockage/broyage.

Les déchets végétaux broyés sont mis en andaims en bout des champs. Une fois que le compost est arrivé à maturité, il est criblé puis épandu sur les champs.
3. La réhabilitation des décharges par revégétalisation
Les déchets végétaux broyés sont déposés en sous couche pour la revégétalisation d'anciennes décharges publiques de déchets.
4. Le co-compostage avec des boues de station d'épuration
Les boues de station d'épuration d'eaux usées sont mélangées avec le broyat de déchets verts. On obtient un compost composé principalement de boues, celui-ci peut être épandu sur les terres agricoles dans le cadre de plans d'épandanges gérés par la Chambre d'Agriculture.
Quelques chiffres :
Mode valorisation des déchets verts traités par le SMD3 | Tonnages en 2010 |
|---|---|
compostage sur la plate-forme de compostage de Marcillac Saint Quentin | 1 665 tonnes |
compostage en bout de champs sur les parcelles d'agriculteurs locaux | 17 273 tonnes |
co-compostage avec les boues de station d'épuration | 3 193 tonnes |
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Le verre
Le verre a été le premier matériau d'emballages à bénéficier d'un recyclage. Cette collecte a été mise en place au lendemain du premier choc pétrolier. Aujourd'hui, il représente 10% de la masse totale des ordures ménagères.
Attention, tout les verres ne se recyclent pas ; seuls les bouteilles, pots et bocaux en verre peuvent avoir une seconde vie.


Comment est-il collecté ?
La collecte du verre sur le département de la Dordogne est réalisée par de l'apport volontaire. Des conteneurs sont placés sur l'ensemble des communes, permettant ainsi aux habitants de déposer leur verre quand ils le désirent (attention : pas de dépôt entre 22h et 5h du matin).
Les collectivités qui gèrent la collecte du verre vident régulièrement ces conteneurs et acheminent le verre vers l'une des six plates-formes de regroupement du verre du département :
- La Rampinsolle (Coulounieix-Chamiers),
- Saint-Laurent des Hommes,
- Dussac
- Cussac
- Bergerac
- Saint Crépin et Carlucet.
Le verre est ensuite rechargé par le SMD3 dans des camions « grands volumes » affrétés par le verrier et dirigés suivant les besoins vers les usines de Vayres (33), Albi (81) ou Béziers (34).
Une autre aire de transfert du verre est prévue à Saint Crépin et Carlucet.
Le regroupement du verre dans le département, avant son départ vers les usines, s'effectue donc par secteur géographique et limite ainsi la circulation des camions de collecte sur les grands trajets.
Comment est-il traité ?
Il est traité en deux étapes dans les usines de traitement du verre, appelées "verreries" :
- Le verre est trié, lavé et concassé et devient du calcin.
- Ce calcin est ensuite refondu dans des fours et moulu pour redevenir du verre neuf, une matière première à part entière.


Recyclage du verre :
Aujourd'hui, plus de la moitié de la production des emballages en verre est assurée grâce à l'apport du verre recyclé.

Quelques chiffres :
1 tonne de verre recyclé permet d'économiser :
- 600 kg de sable
- 100 kg de charbon
- 0,54 mètres cubes d'eau (conso moyenne domestique : 55m3/hab/an)
- 1,10 mwh d'énergie (conso moyenne au domicile : 10,3 mwh/hab/an)
Sur 1 000 kg de verre issus de collectes sélectives, on obtient après recyclage 940 kg de verre recyclé, soit 2 848 bouteilles de 75 cl.
En 2010 en Dordogne, 14 072 tonnes ont été collectées, soit 36 kg/habitant.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Filières spécifiques
Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI)
Depuis le 1er septembre 2005, à l'initiative du Syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne (SMD3) et de la DDASS, en collaboration avec les adhérents du SMD3, les pharmaciens et l'Association des Diabétiques de Dordogne, une collecte spécifique des déchets de soins piquants pour les particuliers en auto-traitement a été mise en place à l'échelle du Département.
Ce service départemental de collecte en apport volontaire en déchèterie est exclusivement réservé aux particuliers en auto-traitement (diabétiques, malades atteints d'hépatite C, personnes sous anticoagulants). En Dordogne, le nombre, de personnes concernées est estimé à au moins 2500 usagers réguliers (diabétiques insulino-dépendants).
Les déchets collectés sont uniquement les DASRI piquants et tranchants, essentiellement les aiguilles qui sont les déchets les plus couramment utilisés et donc jetés par les particuliers en auto-traitement. .
Où se procurer une boîte vide et où déposer une boîte pleine ?
Les particuliers en auto-traitement qui utilisent des seringues, peuvent obtenir gratuitement en pharmacie une première boîte pour le stockage des aiguilles usagées. Une fois pleine, cette boîte doit être rapportée en déchèterie et est échangée contre une boîte vide.
Comment sont-ils collectés ?
La collecte des DASRI s'effectue périodiquement en déchèterie par un transporteur agréé.
Comment sont-ils traités ?
Une fois collectés, les cartons (+ boîtes et aiguilles), sont incinérés par la société Prociner (Véolia Propreté) à l'usine d'incinération de Bassens (33).
Ainsi, ce système garantit au particulier en auto-traitement que ses déchets, dont il est responsable, sont éliminés conformément à la réglementation en vigueur.
Quelques chiffres :
En 2010, 7 tonnes de DASRI (soit 7 878 boîtes) ont été collectées dans les déchèteries puis incinérées.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Le Polystyrène
Définition du Polystyrène Expansé ou PSE
Il s'agit d'une matière alvéolaire, recyclable à 100%. Elle est très facilement reconnaissable par sa blancheur et sa légèreté (constituée à 98% d'air).
Son symbole, adopté au niveau européen pour une identification simple et rapide du matériau, est le suivant :
Comment est-il collecté ?
Le Polystyrène est recueilli aux bornes d'apport volontaire des déchèteries mentionnées ci-dessous.
Le polystyrène collecté est ensuite conditionné en sac de 1m3 puis transporté vers les centres de valorisation par la société SITA SUD OUEST.
- SMCTOM de Nontron : déchèteries de Saint Front Sur Nizonne, Saint Pardoux, Piégut- Pluviers-
- SIVOM de Champagnac de Bel Air : déchèterie de Brantôme
- SMCTOM de Thiviers: déchèteries de Thiviers, Hautefort, Agonac, Angoisse, Dussac et Jamilahc le Grand
- SICTOM du Périgord Noir : déchèteries de Sarlat, Montignac, Carlux, Cénac, Saint--Crépin et Les Eyzies
- Communauté de Communes Astérienne : déchèterie de Saint Astier
- SMCTOM de Ribérac : déchèteries de Ribérac, Tocane et Verteillac
- SMBGD : déchèteries de Bergerac, Issigeac, Saint Pierre d'Eyraud, Sigoulès
- SMCTOM de Montpon Mussidan : déchèteries de Mussidan, Ménesplet, Saint-Aulaye, Beleymas et Saint Laurent des Hommes
- SMBG Villefranche Monpazier : déchèteries de Saint Cernin de l'Herm et Lavalade
- SMICTOM de Lalinde Le Buisson : déchèteries du Bugue, Lalinde, Beaumont, Saint-Cyprien
- SMIRTOM de Belvès : déchèterie de Siorac
- SMCTOM de Vergt : déchèterie du Breuilh
- SIVU de la Forêt Barade : déchèterie de la commune de Rouffignac Saint Cernin
- Déchèterie de la commune de Neuvic
- Communauté de Communes d'Isle Manoire en Périgord : Boulazac, La Douze et Saint-Crépin d'Auberoche
- Communauté d'Agglomération Périgourdine: déchèteries de Périgueux, Coulounieix, Chancelade et Trélissac.
Les déchèteries s'engagent à ne fournir que des emballages usagés en PSE, collectés sur leur seul territoire.
Pour formaliser l'organisation de cette filière, le SMD3, le Conseil Général de La Dordogne et le Groupement d'intérêt économique ECO-PSE ont signé une charte le 27 janvier 2006. Cette charte vise à acter l'adhésion du SMD3 et du Conseil Général au « réseau points PSE » d'ECO-PSE (réseau national de points d'apport volontaire des emballages PSE usagés). Cette charte vise également l'extension de cette collecte à l'ensemble des déchèteries du département accueillant ce type de déchets.
Quels types de polystyrène sont acceptés ?
1. Déchets admis
Sont acceptés dans la filière les PSE blancs à structure alvéolaire (pouvant s'effriter facilement en particules rondes), propres (caissettes alimentaire nettoyées et inodores) et secs. Ils doivent être exempts d'étiquettes, de bandes adhésives et de tout corps étrangers.
2. Déchets non-admis
Sont principalement refusés les déchets suivants :
- tout emballage alimentaire souillé et/ou malodorant,
- les barquettes (structure lisse),
- les buvards des caissettes à viande,
- les particules de calage ou « chips »,
- le PSE hospitalier
Comment est-il recyclé ?
Actuellement, l'entreprise CHASSAIN (Corrèze) récupère le polystyrène puis le recycle : gravier plastique non polluant, souvent utilisé pour les travaux de drainage des terres agricoles.
Quelques chiffres :
Depuis la mise en place de la filière PSE, en octobre 2005, le nombre de sacs recueillis par le SMD3 ne cesse de croître. 100 tonnes ont été collectées en 2010.
Pour plus d'informations, consulter la rubrique "chiffres clés".
La filière amiante-ciment
Dans le cadre de sa politique de prévention des déchets, le SMD3 a mis en place en 2005 une alvéole spécifique pour la prise en charge et le traitement des déchets d'amiante liés au ciment sur l'Installation de Stockage des Déchets non Dangereux de Saint Laurent des Hommes.
Conditions d'acceptation des déchets d'amiante ciment
1. Déchets ACCEPTES
Les déchets admissibles sur la plate-forme de stockage des déchets non dangereux sont des déchets d'amiante-ciment lié et non friable (plaques, ardoises, tuyaux). Il s'agit essentiellement de déchets issus de la déconstruction ainsi que des dalles en vinyle-amiante.
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Vinyle-amiante | Conduit d'aération |
2. Déchets REFUSES
Les déchets contenant de l'amiante non lié ou libre (déchets de calorifugeage et /ou de dé flocage) ne sont pas admis dans la filière. Ils doivent être acheminés vers des centres de stockage avec des alvéoles spécifiques.

Comment sont-ils traités ?
Le traitement consiste à réceptionner les déchets d'amiante-ciment conditionnés en big-bag ou palettes filmées pour les enfouir ensuite dans une alvéole spécifique (possibilité d'amener des déchets non conditionnés).
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Big bag | Plaques et dalles en | Alvéole de l'accueil de l'amiante à l'ISDND de Saint Laurent des Hommes |
Comment ça marche ?
Les déchets pouvant être admis sur le site doivent impérativement provenir du département de la Dordogne. Les déchets d'une autre origine géographique doivent faire l'objet d'une autorisation préalable du Préfet.
Pour les professionnels, les déchets amiante-ciment lié sont pris en charge par l'ISDND de Saint Laurent des Hommes. Un bordereau de suivi (BSDA) mentionnant le tonnage reçu est remis au transporteur. La facture sera adressée par le SMD3 directement au professionnel.
Pour les particuliers, les déchets amiante-ciment lié sont également pris en charge par l'ISDND. Le particulier devra amener lui-même ces déchets à Saint Laurent des Hommes moyennant un tarif:
- poids de l'amiante-ciment inférieur à 50kg = 2€TTC
- poids supérieur à 50kg:
- 77.74€TTC la tonne pour les déchets conditionnés
- 90.54€TTC la tonne pour les déchets non conditionnés. (paiement par chèque ou espèces).
Quelques chiffres
Evolution des tonnages traités par le SMD3
2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 |
115 | 102 | 159 | 254 | 257 |
Ce service essentiellement utilisé par les professionnels a été rendu plus accessible aux particuliers suite à la mise en place d'une régie de recettes en septembre 2008 (accueil en direct sur rendez-vous).
Pour plus de renseignements, contacter l'ISDND au 05.53.80.42.74
Les lampes a économie d'énergie
Ne jetez pas les lampes à économie d'énergie dans le sac noir
Quelles sont les lampes qui se recyclent?
Les lampes à économie d’énergie sont recyclables. Si leur durée de vie est beaucoup plus longue qu’une ampoule classique, elles contiennent des éléments qui doivent être recyclés ou neutralisés. [Cliquer sur l'image pour l'agrandir]
Le pictogramme ci-dessous apposé sur les lampes recyclables signifie que cette lampe ne doit pas se jeter dans les ordures ménagères et qu'elle doit faire l'objet d'une collecte sélective.

Où devez-vous déposer vos lampes usagées?
Trois méthodes simples et gratuites vous sont proposées:
- les lampes usagées peuvent donc être rapportées chez les commerçants, en grande surface, dans les magasins de bricolage, chez les grossistes… lors de l’achat de lampes neuves ;
- à l’occasion de la venue de son électricien, il est possible de lui confier ses lampes usagées. C’est un service qu’il peut rendre facilement puisqu’il va régulièrement chez son distributeur à qui il remet l’ensemble des lampes collectées chez ses clients ;
- des bornes spécifiques sont mises à la disposition des usagers dans toutes les déchèteries du département de la Dordogne, en partenariat avec l'éco-organisme Recyclum. Liste complète des points de collecte http://www.malampe.org .

Comment sont-elles traitées?
Les lampes se recyclent pour près de 93 % de leur poids.
- le verre (88%) est la matière recyclable la plus iportante. Le verre des tubles fluorescents usagés permet de fabriquer des tubes fluorescents neufs. Le verre des lampes usagées permet de fabriquer des abrasifs, des isolants pour le bâtiment...;
- les métaux (5%) comme le fer, l'aluminium et le cuivre serviront à fabriquer des produits neufs; les plastiques (4%) sont valorisés par incinération;
- les poudres fluorescentes (3%) et le mercure (0,005%) sont neutralisés.
Les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE)
Qu'est ce qu'un DEEE ?
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Un DEEE ou Déchet d'Equipement Electrique Electronique est le déchet d'un équipement fonctionnant grâce à des courants électriques ou des champs électromagnétiques. Ce sont donc des équipements fonctionnant avec une prise électrique, une pile ou un accumulateur (rechargeable) qui sont usagés.
Exemples : télévision, réfrigérateur, congélateur, lave-linge, four, grille-pain, jouets à piles ...
Ce pictogramme apposé sur tous les équipements électriques et électroniques signifie que l'équipement ne doit pas être jeté avec les autres déchets et qu'il fait l'objet d'une collecte sélective.
Pourquoi faut-il collecter les DEEE ?
En France, depuis le 15/11/2006, tous les DEEE des ménages doivent être collectés sélectivement pour être ensuite dépollués, démantelés et recyclés par des professionnels spécialisés.
En Dordogne, trois modes de reprise de ces déchets se présentent aux ménages :
- la reprise du matériel usagé par le distributeur qui vend un appareil neuf au ménage
(«un pour un ») ; - le don du matériel usagé à une association caritative ;
- le dépôt du matériel usagé dans une déchèterie.
Comment sont gérés les déchets déposés en déchèterie ?
Depuis le 1er février 2007, les DEEE déposés par les ménages dans les déchèteries de la Dordogne sont collectés puis transportés par le SMD3 vers un entrepôt à Trélissac où ils sont centralisés. Ils sont ensuite pris en charge par Eco-systèmes, l'organisme agréé qui a contracté avec le SMD3, pour être traités dans le respect de l'environnement.

Quels types de DEEE peuvent être recyclés ?
4 catégories de déchets peuvent être recyclées :
PAM (Petit Appareil Ménager) | aspirateurs, machines à coudre, fer à repasser, grille-pain, friteuses, réveils |
GEMF (Gros Electro Ménager Froid) | Réfrigérateurs, congélateurs |
GEMHF (Gros Equipement Ménager Hors Froid) | machines à laver, gazinière, appareils de chauffage |
Ecrans | Télévision, ordinateur |

Comment sont-ils traités ?
Certains appareils usagés seront réparés, si leur état le permet, et réutilisés, on appelle cela le "réemploi".
Pour les appareils définitivement hors service, les prestataires spécialisés assurent le traitement sélectif systématique de certains composants (cartes de circuits imprimés) et de substances dites dangereuses (mercure, CFC).
Chiffres
Le tonnage de collecte a été de 2 298 tonnes en 2010, ce qui représente l'équivalent de 5,9 kg/habitant.
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Les textiles
Qu’est ce qu’un textile ?

Les textiles usagés des particuliers correspondent essentiellement à des vêtements et du linge de maison (rideaux, draps…). Ce sont également des produits à base de textiles tels que des chaussures, des sacs, des accessoires (chapeaux, cravates, foulards…).
Pourquoi une « filière textile » en Dordogne ?
La création d’une filière textile en Dordogne permet de répondre à une triple problématique :
- la protection de l’environnement, en limitant l’enfouissement de déchets textiles coûteux et polluants par une activité de tri et de recyclage ;
- la participation à une dynamique économique locale en milieu rural par la création d’une activité économique pérenne ;
- l’insertion sociale et professionnelle de personnes en difficulté dans la vallée de l’Isle par la création d’emplois.
Comment sont-ils collectés ?
Trois modes de collecte existent :
- le don des vêtements encore en bon état à des associations ;
- le ramassage ponctuel en porte-à-porte dans certains secteurs ;
- le dépôt en conteneur d’apport volontaire.
Le SMD3 a équipé l’ensemble des déchèteries du département depuisl'automne 2008 en bornes d’apport volontaire où les périgourdins pourront déposer leur textile usagé. Ces textiles seront dirigés vers l’entreprise d’insertion périgourdine « La Tresse » qui en assurera le traitement.
Quels types de textile sont acceptés dans les déchèteries ?
1. Déchets concernés
Tous types de déchets textiles et plus précisément :
- vêtements (pantalons, chemises, cuirs, K-way, manteaux, sous-vêtements….)
- linge de maison (draps, tissus, nappes…)
- sacs (cartables, sacs à main, sacs à dos, de voyage, de sport…)
- accessoires (chapeaux, foulards, cravates…)
- tissus, bouts de tissus…
- chaussures
- peluches
2. Déchets non admis
- les textiles souillés sont refusés car ils ne peuvent pas être recyclés (exemples: chiffons et vêtements enduits d'huile de vidange, de peinture...);
- les revêtements muraux ou tous types de revêtements (moquettes, …).
Comment sont-ils traités ?
Après collecte et tri selon leur nature, les textiles sont orientés vers 4 filières :
- la friperie (revente de vêtements d’occasion) ;
- l’essuyage industriel (chiffons) : il concerne les tissus en coton, classés par couleur, débarrassés des éléments de mercerie
- l’effilochage : reconstitution d’une fibre qui sert à la fabrication de couvertures ou qui est utilisable en isolation thermique, phonique et en rembourrage.
- l’export : vêtements destinés à être vendus sur des marchés d’exportation. Ils sont triés partiellement en plusieurs catégories suivant leur destination.
Échantillon de quelques associations qui récupèrent les textiles en Dordogne :
- La Bobine gérée par l’A.S.C.S.N Association Culturelle et de Solidarités Nouvelles (Neuvic) tel: 05 53 81 63 06 - la.bobine@orange.fr
- Emmaüs (Coulounieix-Chamiers) tel: 05 53 35 04 19 emmausperigord@orange.fr
http://emmaus.perigord.free.fr - Croix Rouge Française – délégation départementale de la Dordogne (Marsac sur L’Isle) tel: 05 53 09 36 96 - http://24.croix-rouge.fr
- Restaurants du Cœur (Périgueux) tel: 05 53 07 26 41 24p1.restosducoeur@wanadoo.fr
http://www.restosducoeur.org - Secours Populaire Français – fédération de la Dordogne (Périgueux) tel: 05 53 09 57 84 contact@spf24.org http://www.spf24.org
- La Tresse (Saint Médard de Mussidan)- tel: 05.53.80.06.53 latresse.ascsn@orange.fr
- Le Tricycle enchanté (Bourelles) tel: 05 53 03 73 04 - le-tri-cycle-enchante@no-log.org
http://www.tri-cycle.org
Chiffres
En 2010, 421 tonnes de textiles ont été collectées dans les déchèteries, soit l'équivalent en poids de près de 2 statues de la Liberté .
Retrouvez tous les chiffres dans la rubrique « chiffres clés »
Les déchets ménagers spéciaux ( DMS)
Qu’est ce qu’un DMS (déchet ménager spécial) ?
Ce sont des produits dangereux en raison de leurs caractéristiques physico-chimiques (corrosifs, explosifs, toxiques ou inflammables). Ils ne doivent pas être jetés dans le sac noir car ils représentent des risques pour la santé et l'environnement.
Liste des produits les plus courants (liste non exhaustive):
- les acides: acide chloridrique, acide sulfurique, détartrant WC, certains déboucheurs de canalisation...)
- les bases: soude caustique, potasse...
- les solvants: alcool à brûler, acétone trichloréthylène, white spirit...
- les pâteux: les peintures, cires, colles (cyanoacrylates, néoprène, époxy) traitement des métaux (antirouille...), lasure...
- les produits phytosanitaires: produits de traitement du jardin ainsi que ceux du traitement du bois (insecticides, fongicides),
- les aérosols,
- les comburants: eau oxygénée, acide nitrique,
- les radiographies,
- les emballages souillés par des produits toxiques, des hydrocarbures, des peintures...
Ces déchets sont reconnaissables aux logos situés sur leurs emballages:
Pourquoi une « filière DMS » en Dordogne ?
Ces déchets constituent un réel danger pour l'homme et l'environnement:
- pollution des sols, de l'eau s'ils sont abandonnés n'importe où;
- perturbation des stations d'épuration, s'ils sont déversés dans les réseaux d'assainissement;
- intoxication de l'homme par les vapeurs toxiques qui émanent de ces produits.
Ces déchets doivent être identifiés et stockés de façon à protéger les personnes en contact avec eux et suivre une filière de traitement pour limiter la pollution de l'environnement.
Comment sont-ils collectés ?
Les DMS peuvent difficilement faire l'objet d'une collecte spécifique en raison de leur nature et origine très variées et de leur dispersion géographique.
Le SMD3 a mis en place depuis le 1er juin 2009 une filière départementale pour la collecte et le traitement de ces déchets. Ainsi la majorité des déchèteries du département sont équipées (armoires métalliques fermées à clés) pour recevoir ce type de déchets.
Pour connaître la déchèterie la plus proche de chez vous et ses horaires d'ouverture, cliquez sur ce lien: Carte des déchèteries
Comment sont-ils traités?
Les DMS sont éliminés dans le respect de la règlementation ou recyclés quand cela est possible.
Chiffres clés :
341 tonnes de DMS ont été collectées en 2010 dans les déchèteries de la Dordogne.
Pour plus de renseignements, contacter Madame Frédérique PELLETANT (service exploitation) au 05.53.45.58.93 - f.pelletant@smd3.fr
Les déchets inertes
Qu’est ce qu’un déchet inerte ?
C'est un déchet qui provient principalement des chantiers de construction et de démolition (gravats, béton, sable...) et qui est non polluant.
Attention : le plâtre est un cas particulier. Dans certaines conditions, il réagit et forme du gaz sulfurique soluble dans l'eau. Il ne peut donc être considéré comme un déchet inerte et n'est pas accepté dans les centres de stockage de déchets inertes de la Dordogne.
Comment sont-ils collectés ?
Deux centres de stockage sont ouverts à l'heure actuelle sur le département :
- à Saint Front sur Nizonne (ouvert en 2009)
- à Saint Crépin et Carlucet (ouvert en 2011)
Un site est également en cours de réhabilitation à Champagnac de Belair.
Les déchets inertes qui y sont stockés et valorisés proviennent de deux sources :
- ce sont les inertes apportés par les particuliers et certains professionnels (artisans...) dans les déchèteries proches des centres de stockage ;
- ce sont les inertes apportés directement par des professionnels du BTP.
benne de gravats dans une déchèterie
Comment sont-ils traités?
Sur chaque site, une plate-forme de réutilisation des déchets inertes permet le passage régulier d'un broyeur mobile. Ce broyeur broie certains gravats et les transforme en granulats. Cette "matière première secondaire" est utilisée en remblais de diverses natures ou en sous-couches sur les chantiers de travaux publics.
Chiffres clés :
En 2 ans, 2 398 tonnes de déchets inertes ont été valorisées sur la plate-forme de Saint Front sur Nizonne.
Pour plus de renseignements, contacter Madame Céline PRIOSET (service exploitation) au 05.53.45.65.84 - c.prioset@smd3.fr
Les déchets volumineux en plastique
Quels sont les déchets concernés ?
Depuis le 1er septembre 2012, le SMD3 a mis en place une nouvelle filière pour le recyclage des déchets en plastique dur ou souple déposés dans les déchèteries.
Déchets acceptés :
- en plastique dur : mobilier de jardin, jouet, arrosoir, pot de fleurs, seau...
- en plastique souple : films de suremballage des gros appareils électroménagers par exemple...
Déchets refusés dans cette filière :
liner des piscines, piscines gonflables, tuyaux d'arrosage, bâches agricoles, fosses septiques, éléments en plastique de voitures, éléments sanitaires...
Comment sont-ils collectés ?
Les déchets sont déposés par les particuliers dans les déchèteries qui ont mis en place cette filière gérés par le SMD3.
A ce jour, cette filière est présente sur les déchèteries suivantes :
- Beleymas
- Brantôme
- Chancelade
- Ménesplet
- Neuvic
- Saint Astier
- Saint Aulaye
- Saint Cyprien
- Saint Laurent des Hommes
Benne sur la déchèterie de Ménesplet
Ces déchets sont ensuite transportés vers le site de regroupement de Bergerac. Les déchets sont triés par famille et conditionnés avant d'être envoyés vers les sites de traitement.

centre de regroupement de Bergerac
Comment sont-ils traités?
Deux repreneurs français recyclent ces déchets en plastique :
- la société RECYMAP à Milhac de Nontron. Elle revalorise, conditionne et vend le broyat des plastiques durs (mobilier de jardin essentiellement) ;
- la sociétét POLIVAL à Montluçon. La revalorisation de tous les autres déchets collectés permet la production de "matière première secondaire".
Pour plus de renseignements, contacter Emilie LABROT (service exploitation) au 05.53.45.65.82 - e.labrot@smd3.fr


















